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8 février 2010 :Viva la familia !

Lundi 8 février, nous aprochons de la mégalopole Ciudad de Mexico…

La circulation se fait plus importante , nous apercevons la ville qui s‘étend à l’infini, la pollution laisse un petit voile jaunâtre qui ne nous empêche pas malgré tout de distinguer clairement le sublime volcan Popocatepel au cône enneigé qui se dresse fièrement à plus de 5400m d’altitude et fait l’objet d’une surveillance assidue.

Mexico se dispute la place de première plus grande agglomération du monde

et nous n’avons pas  envie de nous y aventurer en camping car. Nous avons donc décidé de rejoindre la ville de Tehotihuacan au nord du district. Avant de prendre le périphérique, nous nous offrons une petite halte buccolique aux jardins flottants de Xochimilco.

Mexico, ancienne capitale aztèque du nom de Tenochtiltan est en fait une ancienne île au milieu du lac Texcoco. Les canaux réalisés pour relier la cité aux rives furent largement remblayés et transformés en jardins fertiles.

Aujourd’hui, 180 km de canaux sont encore navigables dans la ville de Xochimilco. La balade se fait à bord d’ une jolie lancha colorée.

Typique et à la fois touristique, nous nous laissons glisser au fil de l’eau, croisant des mariachis poussant la chansonnette,

des vendeurs ambulants,

mais aussi des lanchas transportant des familles entières joyeusement attablées.

Il nous reste 50 km avant de rejoindre notre point de chute au nord de la ville, nous allons mettre plus de 4h pour y parvenir. La circulation est dense, la signalisation douteuse, et pour couronner le tout, le périphérique est coupé,

suite à de récentes innondations, bien sûr notre GPS ne nous indique pas d’itinéraire de remplacement pas plus que les autorités locales et Olivier doit faire appel à tout son sixième sens de pilote pour nous sortir de ce marasme !

18h, nous atteignons Teotihuacan où nous allons nous mettre au vert quelques jours en attendant nos visiteurs…

Jeudi 11 février, nous laissons BEF en gardiennage au camping et nous prennons le bus en direction de Mexico que nous allons visiter en parfait touristes. Bus, sacs, métro, hôtel… les enfants sont aux anges, nous allons passer 4 nuits à l’hôtel !!!

Après un rapide petit tour dans notre quartier, nous allons réserver nos places pour un spectacle haut en couleur : un match de lucha libre (catch).

Ici, c’est un véritable phénomène de société, un rendez-vous de fin de semaine immanquable pour de nombreux mexicains et nous, on adore se méler aux locaux, se fondre dans le décor pour assister á des moments de vie authentiques.

Devant les arènes de 17 000 places les derniers billets se vendent au marché noir, et oui, demain soir c’est le champion en titre qui combat ! Nous payons nos places un peu plus chères que prévues, mais nous sommes conscients de l’importance de l’enjeu !

Nous visitons ensuite le musée des arts populaires,

qui présente des oeuvres d’artistes contemporains et d’autres plus anciennes.

L’étendue de la culture et la richesse de l’artisanat mexicain est ici bien mis en valeur.

Vendredi 12, pour nous déplacer aujourd’hui,

nous optons pour le bus touristique qui effectue un grand circuit

dans les différents quartiers de la ville.

Nous visitons l’impressionant musée d’antropologie de la ville.

Des chefs d’oeuvre de toutes les civilisations préhispanniques sont classés dans des salles richement documentées.

Des reconstitutions grandeur nature de façade de temples permettent de mieux comprendre,

de mieux admirer la richesse de toutes ces civilisations qui ont été si vite balayées et anéanties aprés l’arrivée des espagnols. Le musée est immense, nous y passons plusieurs heures,

mais cela reste insuffisant pour une visite approfondie. Dehors, nous assistons à une démonstration des Voladores,

les hommes volants qui se laissent descendre en tournoyant autour d’un mat de plus de 20 mètres.

20h, il est temps de se rendre aux arènes pour le fameux match de catch !

Dans la rue, le monde afflue,

les stands de masques,

de tee-shirts et d’affiches aux effigies des stars du ring sont pris d’assaut . Nous entrons dans la salle et à notre grande déception, les appareils photos sont interdits, nous n’avons donc aucune image des combats ! Le spectacle sera à la hauteur de nos espérances. Dans une ambiance de folie, les combats s’enchaînent, opposant tour à tour des personnages plus fantasques les uns que les autres. Ainsi Virus vaincra Super porky, puis c’est le tour de Bras d’or, de lutter contre Petite violence… Seul ou à plusieurs, les catcheurs enchainent les acrobaties et les placages sous les hurlements des spectateurs en liaisse. Le clou de la soirée sera bien sûr l’affrontement pour le titre entre le terrible Mystico et son challenger Volador jr. Arrachage de masque, coup bas en tout genre et tabassage de l’arbitre, pimenteront le spectacle. Le show est impressionant et le public en transe ! Nous savourons la soirée et les enfants en redemandent !!!

Samedi 13, jour J.

Nous prenons le métro pour nous rendre à la Basilique de la Guadalupe.

Ce haut lieu de pélerinage pour tous les mexicains a été érigé suite à l’apparition de la vierge à un jeune indien. La première basilique s’est considérablement affaissée à cause du nombre de fidèles.

Une nouvelle basilique très moderne se dresse à ses côtés.

La famille arrive à 19h, nous allons les attendre à l’aéroport de Mexico. L’avion a presque 30 min de retard et les formalités douanières très longues, repoussent les retrouvailles… Enfin ça y est, nous les apercevons tous les 4, fatigués, un peu déboussolés par ce long voyage, Juliette et louis ont bien grandit, Rémi a les cheveux un peu plus gris…

mais quel bonheur de les serrer dans nos bras !!! Le taxi familial nous dépose à l’hôtel où nous célébrons malgré leur fatigue, notre première soirée à 8 !

Dimanche 14, les voyageurs n’ont pas beaucoup dormi, mais ils tiennent quand même une grande forme malgré les 7 heures de décalage horaire.

Nous partons à la découverte du centre historique de la ville.

Le zocalo,

la cathédrale,

le palais présidentiel, jouxtent les ruines de l’ancienne cité aztèque rasée à l’arrivée des conquistadors.

Nous flânons,

premiers achats d’artisanat local, l’animation est omniprésente, danseurs, vendeurs ambulants, sorciers purificateurs…

Nous allons ensuite admirer les gigantesques fresques de Diego Rivera,

grand artiste mexicain qui a orné les murs du palais présidentiel de ses peintures engagées. Pour le déjeuner, premier contact avec les fameux tacos et quesadillas mexicaines. Tout le monde en redemande, un des fils conducteurs de leur séjour sera donc la gastronomie mexicaine !

Pour conclure cette première journée, nous revisitons avec eux le musée d’arts populaires qui nous avaient tant séduits.

Lundi, nous reprennons tous le bus en direction de Tehotihuacan où nous allons récupérer BEF. Tehotihuacan possède les ruines d’un grand site précolombien et fut pendant plusieurs siècles une des plus importantes cités jamais construites. En vedette,

l’immense pyramide du soleil et la pyramide de la lune. En chemin nous achetons quelques babioles,

assaillis par les vendeurs en tout genre.

Nous grimpons d’abord sur la pyramide de la lune, plus modeste dans ses proportions et nous admirons le panorama.

Ensuite, direction la pyramide du soleil.

L’ascension est difficile, 250 marches avant d’atteindre le sommet qui culmine à plus de 70m de haut et fait de cette construction, la 3ème plus haute pyramide jamais construite.

Malheureusement, la descente sera moins joyeuse après une chute spectaculaire mais heureusement sans gravité de Juliette. Nous avons eu très peur, aussitôt après l’accident, des mexicains ont accourus pour lui porter secours et la porter jusqu’à l’infirmerie. Une grosse bosse sur la tête, de multiples contusions et coupures sur les jambes, mais notre Juliette est solide et comme nous l’ont gentiment répété les locaux, elle a été protégé par la pyramide à qui ils confèrent encore des pouvoirs sacrés…

Mardi matin, au programme, une grosse journée de route. Nous prenons place tous les 8 à bord de BEF et nous quittons le district de Mexico.

Après 400km pendant lesquels nous traversons de nouveaux paysages,

nous atteignons Patzcuaro. Nous trouvons un sympathique hôtel avec un grand jardin et BEF se gare juste sous les fenêtres de la chambre des vacanciers. Le soir, nous goûtons au restaurant du coin à la spécialité locale, la soupe tarasca qui séduit nos papilles. Décidemment, on mange bien au Mexique !!!

Le lendemain, nous nous réveillons sous la pluie, qui ne nous quittera pas de la journée !

Coup dur pour les vacanciers qui ne s’attendaient pas à avoir froid pendant leur séjour ! Nous visitons la charmante ville de Patzcuaro,

située au coeur du pays Purepecha, peuplé d’indiens du même nom.

L’architecture de la ville connait une belle unité et les belles demeures coloniales transformées en hôtel ou boutiques d’artisanat s’ouvrent toutes sur de sublimes patios.

Pour compenser la morosité du temps, nous nous livrons à l’une des activités préférées de ma soeur : le shopping ! Une des fêtes les plus caractéristiques du Mexique est la célébration du jour des morts “ EL Dia deMuertos” et ici dans cette région elle est de grande ampleur.

En témoigne, tous les bibelots, peintures, sculptures représentant des squelettes. La mort étant considéré comme la suite et non la fin de la vie, pas de tristesse et beaucoup d’humour dans toutes ces représentations. Comme dans toutes les villes à forte population indigène, l’artisanat est somptueux. Textiles, poteries, bijoux,peinture, les ateliers des artisans sont ouverts au public et les 4 cousins sont en admiration devant la rapidité du tisseur et la dextérité du peintre sur céramique.

Nous reprennons des forces dans un délicieux restaurant .

A cause du mauvais temps qui persiste et des mauvaises prévisions météorologiques des jours à venir, nous annulons à grand regret notre excursion du lendemain au jeune volcan Paricutin. Nous passons une nuit à Uruapan, la famille Bousquet se réchauffe au feu de la cheminée de leur chambre d’hôtel… cela ne peut plus durer, nous voulons de la chaleur, nous voulons du soleil, alors décision est prise de filer au plus vite vers la côte pacifique !

Encore beaucoup de kilomètres avant de rejoindre Nexpa et la maison que nous avons loué tous ensemble sur la plage.

Le paysage change, nous quittons les montagnes du Michoacan, les cactus refont leur apparition en même temps que le soleil…

Enfin ça y est, nous longeons le pacifique et les enfants sont déchainés à l’idée d’arriver enfin à la maison de la plage !

Nous avons trouvé cette maison en location sur internet, elle appartient à deux surfeurs américains. Comment ne pas tomber sous le charme de cette maison, isolée, sur une plage déserte.

Pendant 6 jours nous allons vivre au rythme de l’océan,

le regard accroché aux vagues puissantes

du pacifique.

Il fait beau,

nous sommes en famille, les pieds dans le sable,

les enfants peuvent s’ébattre dans les 400m2 de l’habitation.

Ici tout est ouvert,

pas de fenêtres,

l’architecture de la maison est étonnante.

Nous sortons quand même un peu de notre petit paradis pour aller visiter les environs.

Balade au coucher du soleil jusqu’au village de Nexpa,

en guise d’habitations touristiques, quelques palapas colorées sous lesquelles sont accrochés des hamacs. Un peu plus loin le rio se jette dans l’océan,

les cocotiers se balancent sous la brise marine et les grues se mèlent aux pélicans.

Le soir,

Olivier et Rémi achètent aux pécheurs leur poisson fraichement péché,

et Manuel, le gardien de la maison nous aide à le préparer sur le grill.

Autre petite plage de rêve, la baie de Caleta de Campos située à quelques kilomètres de là.

Nous sommes dimanche midi et toutes les familles mexicaines viennent profiter de la plage. Dans un des petits restos de la plage, nous dégustons nos premières langoustes. Après ce bon repas, pendant que les enfants se baignent, d’autre succombe à l’appel du hamac !

L’ambiance vacances est donc bien installée et nos journées se résument à bronzer, discuter, boire des bières bien fraîches, tremper nos tacos dans le guacamole et bien manger !

A 5 euros le kilo de langoustes,

la tentation est grande d’en faire une cure !!!

Mardi matin, nous partons visiter un vivero de tortues marines.

Le responsable nous accueille chaleureusement . La plage est sous haute surveillance de l’armée, non pas pour les tortues mais pour les traficants de drogue. 19 km de plage sauvage, où viennent pondre différentes espèces de tortues protégées dont les tortues luth que nous avions vues au Costa Rica. Ici, ce sont les oeufs qui sont sous haute surveillance. Nous avons la chance d’assister à la naissance de 2 bébés tortues,

que nous câlinons tous.

Le responsable du centre nous explique que les bébés doivent être remis à l’eau assez vite après la sortie de l’oeuf. Les pauvres bébés encore tout abassourdis de leur naissance vont ainsi être jetés dans les rouleaux du pacifique, 30 min à peine aprés avoir vu le jour ! Dure vie pour les tortues. Les enfants se préparent à laisser “courir” sur le sable ces drôles de petites bébètes bien attachantes.

1, 2, 3 partez ! Les 2 bébés se feront rouler 2 ou 3 fois sur le sable avant de disparaitre dans l’immensité de l’océan…

Si tout va bien elles reviendront sur cette même plage dans une vingtaine d’années pour pondre à leur tour !

Mercredi, il est temps de quitter notre hâvre de paix, le départ de la famille approche et nous devons remonter jusqu’à Guadalajara.

Nous longeons les 200km de côtes sauvages et sublimes du Michoacan

avant de remonter vers Colima. Au loin, le volcan del fuego, l’un des plus potentiellement dangeureux du monde, crachote de petits nuages de fumée. Dernière nuit à Ciudad Guzman

que nous visiterons le lendemain matin

et jeudi après-midi, nous redeposons à l’aéroport de Guadalajara, Nathalie, Rémi , Juliette et Louis qui se préparent à affronter un très long voyage de 24h pour rejoindre leur douce France…

Bye bye et merci de votre visite, on se dit à bientôt, le mois de juillet n’est plus si loin…

Le meriguet-tour est à nouveau seul, conscients de la chance que nous avons de pouvoir encore continuer le voyage … Nous devons faire un point pour la suite, des choix s’imposent, maintenant notre prochain impératif est d’être le 9 Avril à San Francisco, pour accueillir le prochain visiteur…mais il est encore trop tôt pour en parler.

Nous visitons Tlaquepaque

autre charmante ville coloniale,

réputée pour ses magasins d’atisanat chic

et plus accueillante

que l’immense Guadalajara à laquelle nous rennonçons.

A 50 km de là, la ville de Tequila se perd dans les étendues d’agaves bleues

qui servent à produire le célèbre alcool du même nom.

Nous choisissons de visiter la plus ancienne hacienda de la région à produire ce subtile breuvage : l’Hacienda San Jose Del Refugio.

Arrivés en fin d’après-midi, nous sommes généreusement admis à passer la nuit dans l’enceinte de la propriété.

Le lendemain matin nous visitons l’hacienda et découvrons tous les secrets de fabrication de la tequila.

Les plants d’agave bleue, matures au bout de 10 ans sont sélectionner et effeuiller avec soin par les jimadores.

Le coeur du cactus appelé pina est ensuite coupé et cuit dans de grands fours pendant 28h.

Le coeur ainsi confit est ensuite préssé, le jus séparé des fibres et prêt à être mis en cuve de fermentation. 2 jours plus tard, le sirop sera distillé 2 fois dans les immenses alambics.

La tour se termine par une visite de l’ancienne usine

et une traditionnelle dégustation.

La Tequila à 10 h du mat’, c’est bon ! L’hacienda produit plus de 60 00l d’alcool par jour dont la majeure partie est destiné à la consommation locale… Aïe Aïe Aïe Tequila !!!

Une nouvelle page du meriguet-tour se termine, maintenant cap au Nord, vers d’autres traditions et d’autres visages de ce magnifique pays qu’est le Mexique…

10 janvier 2010 : De Palenque à Acapulco

Dimanche 10 janvier, nous entrons dans le Chiapas, une des provinces où vivent la majorité des indiens Mayas. Ici la pauvreté se fait vite ressentir,

nous avons l’impression d’être à nouveau au Guatemala, les petits villages indiens perdus dans la forêt tropicale, les enfants sur le bord des routes qui vendent des fruits, des friandises…

C’est également dans cette région du Mexique que le mouvement zapatiste est né et a été il y a quelques années encore très virulant.

Partout sont affichés des emblèmes prozapatistes, nous avons même le droit à un barrage payant pour aider le mouvement. Mais malgré la réputation un peu agitée de cette province, une fois encore nous ne ressentons aucune hostilité. Les routes sont sinueuses, pas toujours en bon état et pour couronner le tout, les dos d’âne appelés ici “tope” sont légion ! Nous avançons donc assez lentement et profitons au maximum du paysage !

Nous arrivons à Palenque en fin de journée. Le camping chaudement recommandé par de nombreux voyageurs est effectivement bien agréable. Nous y rencontrons la famille Mora avec qui nous sympathisons rapidement et Christophe un héraultais en vacances avec ses 2 enfants.

La pèriode de froid semble vouloir durer et les soirées sont fraîches. Mais en contre partie, il n’y pas de moustiques et c’est trés agréable ! Nous visitons les ruines de Palenque le lendemain

et une fois encore, nous nous projetons dans le temps en imaginant la vie des Mayas,

leurs rites,

leurs coutumes…

La route reprend, toujours sinueuse, nous faisons une halte aux cascades d’Agua Azul,

mais la grisaille persistante ne nous donne pas envie de plonger dans les bassins bleutés.

Prochaine halte, le site de Tonina. Nous pensions en avoir fini avec les Mayas, mais nous nous laissons encore tenter par celui-là et nous ne le regrettons pas.

Il s’agit en fait d’une cité construite à flanc de montagne, une ville verticale en quelque sorte. Au premier niveau un labyrinthe mystérieux nous entraine dans les profondeurs de la cité,

sur chaque niveau,

des temples, stelles sculptées,

plus nous montons et plus la vue s’étend,

imprenable, sur toute la vallée… Le septième et ultime niveau s’atteind au prix d’une escalade risquée,

les escaliers sont en effet très raides et très étroits,

mais l’effort est récompensé par la vue grandiose.

Jeudi 14 janvier, nous arrivons à San Cristobal de las Casas.

Au camping, nous rencontrons un couple d’héraultais,

décidemment, que de français sur les routes ! A part les français, depuis que nous sommes au Mexique, ce sont des Canadiens et des Québecquois que nous rencontrons le plus.

La ville est très agréable,

un grand marché artisanal s’étend sur le parvis de l’église.

Les spécialités sont les chemises et vêtements brodés, mais nous commençons à être un peu fatigués de ce perpétuel marchandage qu’il faut effectuer avant d’acheter quelque chose.

Tout autour de San Cristobal , les villages indiens que nous traversons nous ravissent, surtout quand à l’occasion d’un culte, nous croisons les villageois parés de leurs plus beaux costumes. Mais il est trés délicat de les photographier, certains nous jettent des regards noirs quand malgré sa discrétion, Olivier se fait repérer!

Lundi 18 janvier, nous partons en excursion sur le canyon del Sumidero.

Cette faille gigantesque atteind par endroit les 1000 m de hauteur.

Nous remontons le rio à bord d’une lancha rapide .

Le guide nous fait découvrir différentes grottes creusées dans les parois de la roche, dont la grotte des couleurs. Nous faisons quelques arrêts crocodiles

et singes avant de nous arrêter devant la plage des vautours…

Le plus bel arrêt a lieu devant le “sapin de Noël”, une paroi rocheuse érodée par une chute d’eau vertigineuse et recouverte de mousse.

Nous gagnons en altitude tout au long de la route qui nous mène à Oaxaca et la végétation change.

Des champs d’agave s’étendent à perte de vue.

Avec cette variété de cactus, les mexicains fabriquent le précieux mesqual. Nous retrouvons également des étendues d’immenses cactus candélabres,

cela nous rappelle le nord argentin. Ici le climat est chaud et sec. A Mitla, nous visitons un petit site archéologique de l´époque zapothèque.

Les mosaïques de pierre qui ornent les façades restaurées sont assez étonnantes

et les enfants se réjouissent de pouvoir entrer dans 2 des tombeaux du site.

Non loin de là, se trouve le site de Hierve el agua “ l’eau qui boue”, les guides nous promettent une baignade innoubliable, rien de tel pour attiser notre curiosité… A 1700 m d’altitude,

une piste assez cahotique nous amène sur un lieu de toute beauté.

Des sources minérales se jettent de hautes falaises en laissant sur la roche des traces de minéraux

qui donnent à ces chutes d’eau des allures de cascades pétrifiées.

Deux bassins naturels recupèrent également ces eaux,

et la baignade un peu fraîche y est malgré tout divine.

Nous payons un petit droit d’entrée et nous sommes invités à rester là aussi longtemps que nous le souhaitons. Nous sommes en pleine semaine, il n’y a donc pas grand monde et nous avons notre piscine à débordement rien que pour nous !

Un petit chien vient même nous tenir compagnie pendant 2 jours

et nous suit dans toutes nos balades.

Autre merveille de la nature non loin de là : El arbol del Tule .

Un mastodonte qui a défié les millénaires, un géant devant lequel on se sent infiniment petit et fragile.

Cet arbre (de la famille des cyprès) de 58 m de diamètre et de 42 m de hauteur est sous haute protection car il est menacé par le tarissement des sources qui lui apportent l’eau nécessaire à sa survie. Son age est estimé entre 2000 et 3000 ans… un record de longévité !

Vendredi 22 janvier, nous arrivons à Oaxaca. Nous consacrons le week-end aux évaluations du CNED, et les 2 jours suivants nous les passons au garage pour changer les amortisseurs fatigués de BEF.

Ceci se soldant par un échec, car les nouveaux sont pires que les anciens et qu’il faut tout démonter pour remettre les anciens préalablement ressoudés car ayant été découpés pour ajuster les nouveaux trop courts ! Bref, heureusement que la main d’oeuvre est bon marché ! Nous trouvons quand même le temps de visiter la très belle ville d’Oaxaca

de jour,

l’église de Santo Domingo,

le zocalo : la grande place ombragée,

le mercado qui recèle de friandises comme les sauterelles grillées auxquelles nous saurons résister,

les boutiques d’artisanat et leur penchant pour les squelettes…

Et Oaxaca de nuit,

avec son zocalo très animé où nous assisterons à un petit concert de marimbas, cousins du xylophone.

Mercredi 27, cap sur le Pacifique : 235 km séparent Oaxaca de la côte. Nous allons mettre 6h pour faire la route en nous relayant avec les enfants pour la place avant dés que la nausée devient insoutenable .

Ça tourne, ça monte, ça descend, ça saute toujours à cause de ces horribles topes qui rendent la route infernale. Enfin, vers 19h nous longeons l’océan et trouvons refuge au camping de Zipolite

Le climat particulièrement agréable de cette côte attire un nombre impressionnant de retraités canadiens et québécquois qui viennent y passer l’hiver. A Zipolite, c’est la dolce vita, ambiance que nous allons retrouver sur toutes les plages alentours. Les naturistes surprennent et amusent les enfants,

les vacanciers font la sieste dans leur hamac sous les palapas,

les routards sirotent leur corona en regardant les rouleaux du pacifique et nous on adopte facilement le rythme,

entre baignade,

dégustation de poissons, couchers de soleil

et balades sur les plages immenses.

A Mazunte,

nous allons visiter le centre de protection de la tortue marine.

Sur les 11 espèces de tortues marines qui existent dans le monde, 10 viennent se reproduire sur les côtes du Mexique.

Autrefois chassées et mangées, elles sont aujourd’hui très protégées.

Nous avançons comme ça, de plage en plage, en faisant de temps en temps des bivouacs en pleine rue, comme à Puerto Escondido.

Et parfois, on est obligé de déménager au milieu de la nuit, quand une voiture peu scrupuleuse se gare juste à côté de nous la musique à fond vers 4h du matin ! Même si nous sommes habitués au bruit, là c’est trop, alors on change de place pour trouver un endroit plus calme ! Heureusement, une québecquoise vient toquer à notre porte le lendemain matin et nous renseigne sur l’emplacement d’un petit camping. Bien installés, nous allons pouvoir profiter au maximum de la plage

et admirer le balai des surfeurs au soleil couchant…

Jeudi 4 février, nous arrivons à Acapulco, sous une pluie battante. Fait rarissime en cette saison, car en hiver sur la côte pacifique il ne pleut quasimment jamais ! Ici, la météo affiche beau fixe en permanence et les températures oscillent entre 27 et 30º toute l’année…ça fait réver !

Acapulco

c’est tout un mythe, toute une légende, une vieille dame qui a eu son heure de gloire et à fait réver le monde entier quand les stars d’Hollywood avaient jeté leur dévolu sur cette baie magnifique. Pour moi, c’était plus un souvenir d’enfance, me rappelant les opérettes de Luis Mariano que mes parents nous emmenaient voir… Olivier lui, c’est pour les célèbres plongeurs de la quebrada qu’il voulait venir…alors même si aujourd’hui, la ville est parait-il décevante, nous, nous avons envie d’y aller, pour mettre des images sur des émotions lointaines.

La ville a plusieurs visages, nous découvrons en premier le moins plaisant,

celui des bidonvilles qui l’encerclent avec une population qui survit dans des conditions difficiles et bien sûr, en bord de mer,

les hôtels paradent au milieu des centres commerciaux modernes. La circulation est dense,

nous sortons un peu de la ville pour trouver un petit hâvre de paix afin de nous poser quelques jours. Nous trouvons un camping les pieds dans l’eau,

à Pie de la Cuesta à 15 km d’Acapulco. Un immense banc de sable coincé entre une lagune et l’océan.

Le lendemain, nous nous levons sous le soleil et faisons connaissance avec nos voisins québecquois. BEF parait ridiculement petit à côté de leurs immenses bus ou cellules aménagées…

Les canadiens sont en général très admiratifs de notre voyage, car peu d’entre eux osent aller plus loin que le Mexique !

Après 2 jours au bord de l’océan, nous nous décidons à aller visiter Acapulco . Direction la quebrada et ses fameux “ plongeurs de la mort”. Les Clavadistas effectuent leur show plusieurs fois par jour. Le jeu consiste à plonger dans une petite crique rocheuse, du haut d’une falaise de 35m.

Nous les voyons escalader agilement la paroi, prier un instant avant de s’approcher du vide et dans un élan majestueux, réaliser seul ou à plusieurs un incroyable saut de l’ange.

Ensuite, nous longeons la costera qui nous fait découvrir la très belle baie d’Acapulco. La lumière ici est particulièrement belle et invite à l’admiration de l’océan

et de cette côte découpée en nombreuses petites criques.

Le soir nous dormons en plein coeur de ville,

entre les nombreux hôtels qui longent la plage.

Visite rapide, mais voilà, nous avons pu ressentir une ambiance et c’est juste ce que nous voulions.

Dimanche 7 février : pour rejoindre notre prochaine étape, nous optons pour l’autoroute.

Ici au Mexique, ils sont hors de prix, mais permettent de gagner beaucoup de temps. Nous arrivons donc à Taxco en milieu d’aprés-midi. Fini la plage, bonjour la montagne, nous sommes à 1700m d’altitude et découvrons cette ville particulière, construite à flanc de colline.

Les maisons sont blanches,

les ruelles escarpées, les escaliers s’entrecroisent et les célèbres coccinelles taxi sont blanches elles aussi.

Nous en prennons une pour nous faire déposer au sommet de la ville,

au pied du christ.

De là-haut, nous avons une belle vue sur la ville et la vallée.

Nous redescendons à pied,

en suivant de près les indications précises d’un policier sous peine de nous perdre dans ce labyrinthe de ruelles.

Une fois sur la place principale,

nous admirons la magnifique façade sculptée de l’église de Santa Prisca. Taxco a tiré sa richesse des mines d’argent et aujourd’hui se présente comme la capitale de ce métal précieux, faisant commerce essentiellement de bijoux.

Lundi 8, nous ne sommes plus très loin de la capitale, où nous allons attendre impatiemment l’arrivée de ma soeur Nathalie, de tonton Rémi et de cousins Juliette et Louis. Ils viennent partager un petit bout de notre aventure, nous sommes tous les 4 hyper excités à l’idée de les revoir et de les embarquer sur les routes mexicaines…

Le prochain récit sera certainement trés riche en émotions …

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