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15 mai 2010 : L’Ouest suite et fin.
Samedi 15 mai, aujourd’hui nous nous préparons à faire une longue randonnée au milieu d’étroits canyons.

12 km de marche nous attendent.

Les enfants sont motivés par le défi !

Ce n’est pas une balade ordinaire, c’est beaucoup plus drôle que cela.

L’étroitesse du Little Wild Horse Canyon,

nous oblige à mettre les pieds au mur, les éboulements de rochers nous forcent à escalader,

la présence d’eau trouble nous mène à construire des ponts de fortune

ou bien à enlever nos chaussures pour traverser les cavités innondées.

Les enfants s’amusent et marchent d’un bon pas,

les 12 km sont passés presque inaperçus.
En plus le soir nous bivouaquons en pleine nature et cela fait du bien !!!

Dimanche 16, direction la Vallée des Goblins.

Drôles de formations sabloneuses qui ressemblent à des champignons.

Le site nous sert de terrain de jeu et de danse pour un clip en préparation …

(Nous remercions au passage nos amis Dan et Marilena pour l’info sur ces 2 sites oubliés des guides.)
Lundi grosse journée de route pour atteindre Vernal, la cité des dinosaures. Nous commençons par le musée de la ville.

Comme toujours, le musée est vraiment agréable et très bien conçu. Les enfants peuvent jouer les paléontologues

et répondre à de petits tests sur les dinosaures.

Nous faisons un saut dans le passé de quelques millions d’années pour retourner au temps de ces grosses bébêtes fascinantes.

Mais attention,

certaines maquettes grandeur nature semblent presque vivantes…

Le soir, nous allons admirer de magnifiques et nombreux pétroglyphes

découverts par une famille dans leur propriété. Nous admirons les tracés gravés à même la roche,

certains dessins sont vraiment détaillés.

Les tribus indiennes qui peuplaient ces territoires comptaient parmi elles de grands artistes.
Mardi, nous continuons notre voyage dans le passé et entrons dans le Dinosaure National Park.

Ici ont été découverts d’importants gisements d’os et de fossiles de dinosaures. Malheureusement la carrière dans laquelle se trouve la majorité des ossements est fermée au public pour travaux. Mais malgré tout nous aurons quand même accès à quelques os fossilisés pris au piège dans les parois d’une falaise.

Le ranger qui nous accompagne nous montre tour à tour une colonne vertébrale,

un fémur, des ossements de pieds.

Les ossements sont gigantesques et même si ils ne sont pas entiers,

cela nous donne un bon aperçu de la taille de ces monstres. Ainsi nous caressons des fémurs de diplodocus, drôle de sensation…
Notre travail d’apprentis paléontologues ne s’arrête pas là, nous filons vers un autre site, le Red Fleet State Park

où l’on peut voir des empreintes de dinosaures incrustées dans le sol.

Le lac étant à cette saison encore assez haut, nous voyons seulement quelques traces, une dizaine, mais c’est assez impressionant et un peu comme si les bébêtes venaient juste de passer,

alors que en réalité, 60 millions d’années nous séparent…

Sur le chemin du retour, un charmant reptile bien réel celui-là nous coupe la route !

Notre route continue,

nous quittons les paysages de canyons et de roches striées et colorées pour retrouver un paysage plus montagnard.

Les pentes des montagnes se couvrent peu à peu de sapins et l’air se rafraîchit sensiblement. Quelques miles plus tard,

nous quittons l’Utah pour entrer dans le Wyoming.

Cet état se revendique comme étant celui des cow-boys.

A Jackson, charmante station de ski,

les façades des magasins sont toutes en bois et affichent un goût certain pour le trophée animalier en tout genre.

Peaux de loup, d’ours ou de bisons en guise de tenture murale ou de descente de lit, tête d’élan empaillée, ou lion de montagnes menaçant à poser en haut d’une commode. Bref, ici ce n’est pas de la peluche que l’on vend, c’est du vrai !
Le samedi matin, sous la neige

nous nous hasardons sur la place du village où a lieu la foire aux bois !

Des milliers de bois de toutes tailles et de toutes formes sont présentées aux passants.

Certains bois d’élans ou de cerfs se négocient à plusieurs centaines de dollars et certains sont même vendus aux enchères.

On repère les connaisseurs qui soupèsent, caressent et observent les bois dans tous les sens.

Apparemment, vue la quantité de bois exposés, les populations de cervidés doivent être importantes dans le coin !
Allons voir ça de plus près…
Samedi 22 mai, nous entrons dans le parc du Grand Teton .

Le parc compte une multitude de pics granitiques sculptés par les glaciers, et le plus haut, “Le “ grand teton culmine à plus de 4 130m.

En ce début d’aprés-midi, le temps est à la neige et ne nous invite pas à la randonnée. Nous restons à l’abris dans BEF et roulons quelques kilomètres à la recherche d’animaux. Nous ne tardons pas à croiser un troupeau de bisons qui nonchalament traversent la route devant nous.

Les petits beaucoup moins bien protégés du froid que leurs parents dans leur épaisse fourrure, suivent d’une démarche hésitante. Après ce petit intermède animalier,

nous nous mettons au vert dans un des campings du parc pour finir les dernières évaluations de l’année. Ce qui veut dire vacances pour toute la famille, sourires pour les enfants et soulagement pour les parents !!! Ainsi se termine notre deuxième année d’enseignement à distance, l’avenir nous dira si l’expèrience aura été concluante… Le soir nous regardons la neige tomber,

bien au chaud dans notre petit logis et plaignons les campeurs dont les tentes se couvrent peu à peu d’une belle couche de poudreuse.
Dimanche matin nous nous réveillons sous le soleil. La nuit a été froide, - 5º, le chauffage a marché toute la nuit et la température intérieure est assez clémente. Nous traversons le parc sous le soleil

et admirons les sommets blanchis

et les lacs en parties gelés .

Vers 16h nous atteignons notre ultime étape de ce grand ouest américain : Le parc de Yellowstone.

Nous avions hésité à monter jusqu’ici, à un moment de notre voyage c’est posée la question, on traverse les states par le nord ou par le sud ? Le Sud nous tentait, le Nouveau Mexique, le Texas,la Louisiane… Et au Nord, le seul attrait était ce fameux parc de Yellowstone. Finalement, l’appel de la nature nous a fait opter pour le Nord et à ce stade du récit, je peux déjà dire que nous n’avons pas regretté ce choix.

En 1871 Yellowstone est devenu le premier parc national. Le parc couvre plus de 9 000 km2 et est un concentré de richesses et de curiosités naturelles. Premièrement, nous allons découvrir la zone volcanique. La moitié du parc est en fait un cratère de volcan géant qui a explosé il y a fort fort longtemps, mais dont l’activité est encore bien présente partout. La moitié des geysers du monde se trouvent ici. Le Old Faithful est l’une des curiosités du parc,

ses éruptions sont régulières et le spectacle a lieu environ toutes les 90 min. Tout autour se dessine un immense bassin de geysers plus ou moins importants et actifs, mais en tout cas, les fumeroles s’élèvent de tous les côtés.

Lundi matin, nous nous réveillons sous 10 cm de neige

et les prévisions météo ne sont pas encourageantes. C’est donc les pieds dans la neige que nous continuons notre découverte du parc.

Même si la dernière éruption est très ancienne, l’activité volcanique reste importante et les phénomènes géothermiques sont nombreux. Grâce aux parcours aménagés,

nous circulons autour des sources d’eaux chaudes, qui nous dévoilent, lorsque le soleil est présent, une palette de couleurs des plus lumineuses.

En effet, les sédiments déposés par les eaux sulfureuses forment un contour orangé,

les bactéries qui se développent dans ces eaux chaudes sont rouges et les algues présentes dans les petits filets d’eau plus frais sont d’un vert éclatant.

Quant à l’eau elle est d’une limpidité telle, que le bleu qu’elle reflète est presque irrél.

Malheureusement, Olivier maudit les nuages qui nous gâchent le spectacle et l’empêchent de réaliser des clichés fidèles à la magie des couleurs…

Nous avançons ainsi d’un point d’intérêt à un autre, surplombant les bassins,

écoutant les crachotis et les bouillonements,

regardant les bulles de boue, et reniflant les fumées sulfureuses…

Le lendemain nous nous réveillons à nouveau sous 10 cm de neige, mais cette fois le ciel est moins bouché. Aujourd’hui au programme, nous avons décidé de traquer les animaux et de faire notre safari photo.

La diversité de la faune et la présence au sein du parc de 5 espèces de gros mammifères attisent notre curiosité. Jusqu’à présent nous avons vu beaucoup de bisons

et de très près parfois,

de nombreuses biches, des antilopes, mais il manque à notre palmarès, les ours (l’ours noir et le grizzly), les “Mooses” ou orignaux, les loups et les Big Horn Sheep (genre de gros mouflons). Comme toujours, les rendez-vous avec la faune ne se prennent pas, il faut juste compter sur sa bonne étoile. Alors c’est parti, Olivier roule à 30km/h et nous ouvrons tous nos mirettes. Finalement, la traque ne sera pas si compliquée, car dés qu’il y a un animal en vue, une dizaine de voitures sont garées sur le bord de la route et les photographes suréquipés campent en première ligne.

Nous admirons donc ainsi notre premier ours noir, à 100m de nous.

En chemin nous faisons halte à Mammoths Country, la zone la plus au nord du parc et d’après nos guides, la zone volcanique la plus instable d’Amérique du nord. Les cascades de sources chaudes

y ont créé un paysage fantastique

de terrasses et bassins,

cette fois le soleil étant de la partie,

les couleurs explosent.

Le safari continue, jusque dans la vallée. Nous verrons ainsi tout au long de cette journée, 2 ours noirs dont une maman et son petit,

un orignal,

une jolie marmotte,

un coyotte,

une femelle mouflon et son bébé,

quantité de bisons,

de cerfs, de biches

et d’antilopes .

Nous n’avons pas encore fini d’explorer toutes les richesses du parc et le troisième jour sera consacré au canyon façonné par la Yellowstone River.

Paysage sublime,

la palette de couleur varie du jaune à l’ocre rouge,

et les 2 cascades ponctuent le canyon.

Décidément ce parc est un enchantement, nous allons avoir du mal à quitter cet endroit. Les enfants comme dans tous les autres parcs nationaux, deviennent Junior Ranger mais cette fois,

il y a remise de diplôme officielle !!!

En plus, la chance est avec nous, car trois loups surgissent sur le bord de la route

et un peu plus tard nous observerons un bon gros pépère grizzly.

Jeudi 27 mai,

nous laissons derrière nous la magie de Yellowstone pour entrer dans la mythique ville de Cody.

La ville a été baptisée ainsi en hommage à l’un de ses plus célèbres citoyens William Cody dit Buffalo Bill. Encore une ville bien typée farwest,

avec en prime un petit village joliment reconstitué

de vieilles maisons de pionniers


et de trappeurs .

Vendredi, nous poursuivons notre route cette fois direction plein Est et faisons un léger détour pour faire le tour de la Devil’s Tower,

un promontoire volcanique de près de 400 m de haut,

posé-là, en plein milieu de nulle part.

L’érosion découpe le long de ses parois, de curieuses bandes verticales assez régulières.

Samedi, nous atteignons le Dakota du sud, pour voir un autre monument national, sans doute l’un des plus vénéré des américains : Le Mont Rushmore.

L’idée ambitieuse d’un homme (Doanne Robinson) de vouloir immortaliser dans la roche des visages d’hommes illustres de l’histoire des Etats-Unis a vu le jour grâce au génie d’un sculpteur Gutzon Borglum (entre autre élève d’Auguste Rodin) et l’énergie de plus de 400 ouvriers. 14 ans ont été nécéssaires pour venir à bout de ce projet colossal. Après plusieurs essais et maquettes, le choix de la sculpture s’est orienté vers le visage de 4 présidents qui représentent la création, l’indépendance,l’unification et l’expansion des Etats-Unis d’Amérique. La place vedette revient au premier président, Georges Washington, à ses côtés, Thomas Jefferson, à sa droite Théodore Roosevelt et enfin, Abraham Lincoln.

Les sculptures taillées dans le granite, ont été ébauchées à la dynamite et au marteau piqueur puis finalisées au marteau pneumatique et au fleuret.

Plus que partout ailleurs, nous ressentons dans ce lieu le patriotisme incroyable des américains et leur fierté d’appartenir à cette nation.

Ainsi s’achève notre tour du grand ouest, nous ne pouvons que le conseiller à tous les voyageurs, même si l’american way of life nous a un peu dérangé parfois, même si les bivouacs sont un peu compliqués, même si la vie est un peu plus chère, au final tous ces parcs nous ont enchantés, nous en avons vraiment pris plein les yeux !
Notre retour prévu en juillet va être sensiblement avancé, BEF accuse des signes de fatigue, les freins arrières sont au bout du rouleau et comme les pièces nécessaires ne sont pas disponibles ici, cela implique beaucoup de frais pour les faire venir de France et effectuer les réparations. A ce stade du voyage, le jeu n’en vaut plus la chandelle, nous optons pour la solution la plus sage : rentrer en France ! La consigne du garagiste étant de rouler le moins possible, nous faisons une croix sur le Canada et décidons de rouler prudemment jusqu’à New-York (2700km à l’Est) BEF embarquera le 17 juin de Baltimore et nous, nous nous envolerons vers de nouvelles aventures françaises, le 14 juin prochain…
23 avril 2010 : Plein la vue !
Le Meriguet-tour reprend la route à 4, nos prochaines destinations sont essentiellement des rendez-vous avec la nature dans le Sud Ouest américain, la terre des pionniers, des indiens et des cow-boys…

Ici, comme dans de nombreux endroits sur notre belle planète, les facéties des mouvements terrestres ont façonné de bien étranges paysages et ce depuis des millions d’années. Le plateau du Colorado fait partie de ces endroits où les éléments se sont déchaînés, et qui ont subit de multiples transformations au fil des ères. Aujourd’hui il en résulte un ensemble de paysages extraordinaires, un dédale de canyons, un nombre infini de falaises aux nombreuses strates colorées, des rochers de toutes formes, des arches, des dunes de sable pétrifié… Bref, un régal pour les yeux, mais un casse tête pour la narratrice que je suis, alors cet article sera surtout visuel, un maximum de clichés pour que vous ayez un petit aperçu de la beauté de ces grands espaces.
Rendons hommage aux américains qui ont vite pris conscience de la valeur inestimable de tels panoramas et qui ont dés le début du 20ème siècle instaurés ce système de parcs nationaux qui protègent et permettent aux visiteurs de découvrir ces trésors naturels.
Premier parc national sur notre route : Zion

S’il existe des endroits sur terre où l’on se sent bien, où la nature dégage une énergie positive palpable, incontestablement Zion en fait partie.

Falaises colorées,

cascades,

canyon creusé par la Virgin River

( si paisible qu’on l’imagine mal en train de sculpter la roche).

Olivier et Robin feront la randonnée phare de ce parc,

le Angel Landing trail

qui les fera marcher sur la crête d’une montagne

pour atteindre un des pics du parc.

Robin se souviendra longtemps de cette petite grimpette avec son papa !

Deuxième escale, Bryce Canyon,

le parc est situé à plus de 2500m d’altitude et nous retrouvons la neige fraîchement tombée.

Ici, le spectacle se situe dans un amphithéatre naturel,

où se dressent majestueusement les Hoodoos ou cheminées de fées.

Au coucher du soleil, les teintes orangées de ces parois de grès érodées sont criantes de beauté.

Le lendemain nous descendons dans l’amphithéatre

pour marcher au milieu de ces formes surnaturelles que le vent et l’eau continuent de transformer.

Les indiens qui peuplaient ces territoires voyaient dans ces formations,

un peuple de démons pétrifiés pour leurs méfaits et c’est vrai qu’en les regardant bien, on devine des animaux, des personnages bien étranges…

Nous rejoignons ensuite le Lac Powell,

juste une petite étape pour visiter Antelope Canyon une autre oeuvre d’art naturelle.

Ce “Slot” canyon, très étroit est situé sur le territoire des Indiens Navajo et pour y accéder un tour guidé est obligatoire.

30 dollars par personne pour 1h de visite, durant laquelle nous aurons un mal fou à circuler vu le monde qui s’y presse,

ce n’est pas ce qu’on appelle une bonne affaire ( en tout cas pour nous les touristes !). Mais l’endroit est sublime,

l’étroitesse des parois du canyon

et ses formes tarabiscotées

créent un jeu de lumière tout à fait magique.

Encore plus beau en photos…

Autre séance photo au Horseshoes Bend, où la rivière prend des allures de fer à cheval.

Vendredi 30 avril, nous atteignons en fin d’après-midi, Grand Canyon.

Sans aucun doute le plus connu des sites de l’Ouest américain.
Le fleuve Colorado a creusé ici, non pas le plus profond (1600m), ni le plus large (29 km), ni le plus long des canyons (456 km), mais probablement le plus Grand.
Premier point de vue en haut de la WatchTower,

une magnifique tour construite en 1932 sous le modèle des tours de guet indiennes.

Nos yeux se perdent dans l’immensité de ce panorama

et c’est la sensation que nous éprouverons à chacun des points de vue qui jalonnent la route panoramique.

Nous ne ferons pas de grande randonnée dans ce parc, on est forcément attiré par le fond du canyon , mais pour y descendre,

cela veut dire 2 jours de marche aller retour plus un permis de camper sous réservation…

Alors on oublie le fond et on observe ce géant de haut .

Les enfants sont motivés par leur programme de Junior Ranger,

ils collectent les indices pour les questions et sont très attentifs aux traces laissées par la faune et d’une façon générale par tout ce qui les entourent.
Une sympathique rencontre avec un couple de français en vacances permettra à Olivier et aux enfants de leur emprunter leur Ford Mustang de location et de faire vrombir le moteur de cette voiture de légende sur les routes du parc.

( Un rêve de plus exaucé pour Olive ).
Nous poursuivons notre périple en faisant un petit détour jusqu’aux villes de Williams et Winslow

pour faire poser BEF sur la mythique route 66.

La mother road n’existe plus que par tronçons et les villes qu’elle traversait au temps de son égémonie sont aujourd’hui des vitrines pour touristes. Mais bon, on est comme ça nous, on aime les clichés !!!

Chemin faisant, nous poussons jusqu’à Sedona une ville paisible entourées de splendides montagnes rouges.

Nous traversons ensuite une réserve indienne,

celle des indiens Hopi. Toujours en quête d’artisanat et curieux de voir le travail de ces hommes et femmes qui perpétuent les traditions de leurs ancêtres, nous visitons les petites boutiques et les coopératives artisanales. La transition est brutale, les maisons sont des masures,

les conditions de vie sont dures, les réserves sont situées en plein désert on se croirait d’un coup revenu au Mexique.
Mercredi 5 mai , nous approchons d’un des sites qui nous fait rêver

et qui symbolise pour nous les paysages de western de notre enfance : Monument Valley.

Nous sommes à nouveau sur le territoire des indiens Navajo, pour qui cette terre est sacrée. Une piste de 30 km serpente au milieu de ces promontoires rouges incroyablement beaux.

Nous sommes ridiculement petits

au milieu de ce décor qui se perd à l’infini.

Nous ne nous lassons pas d’admirer le spectacle,

c’est vrai ce paysage est inouï de beauté

et on attend avec délice que le soleil couchant fasse flamboyer ces imposantes formations.

Jeudi, la tournée des parcs se poursuit et nous atteignons Mesa Verde en fin de journée. Le parc fermant assez tôt et le camping étant fermé, nous rebroussons chemin et passerons la nuit sur le parking du Wall Mart local.

Ce n’est pas ce qu’on appelle un bivouac de rêve, mais au moins on est à peu près sûrs de ne pas se faire déloger pendant la nuit. Dés le lendemain matin nous retournons à Mesa Verde

et réservons une visite guidée avec un Ranger. Dans ce parc, les Anasazis ancienne tribu indienne ont édifié de très étranges demeures. Ils ont utilisé les falaises et enclaves naturelles pour y bâtir des habitations troglodytes.

Nous visitons la plus inaccessible de ces habitations : Balcony House. Une échelle de 10 m

nous permet d’atteindre le premier ensemble de bâtiments construits à flancs de falaise.

Ensuite nous passons dans de petits tunnels pour atteindre les différentes pièces. Apparemment la taille des indiens étaient à peu près celle de Robin et Lola, ce qui explique l’étroitesse des passages.

Visite de Cliff Palace

le plus grand ensemble d’habitations.

La raison du départ de ce peuple vers la fin du 12ème siècle reste une énigme pour les archéologues.
Samedi 8 mai, nous atteignons la touristique ville de Moab. Située au carrefour de plusieurs parcs, elle constitue une étape quasi obligatoire. Nous nous mettons au vert pendant le week-end dans un camping pour faire une pose bien méritée après ces derniers 15 jours surbookés.
Ça fait du bien aussi de ne rien faire !!!
Lundi 10, nous entrons dans le parc de Arches.

Petit coup de coeur pour ce parc.

Ici sont référencées plus de 2000 arches de pierre.

Encore un joli boulot de dame érosion. Certaines sont un peu dissimulées dans les falaises,

certaines sont minuscules,

certaines sont doubles,

certaines sont épaisses,

certaines sont immenses et semblent pouvoir s’effondrer à tout instant

et certaines sont posées au milieu d’un cirque naturel,

comme l’oeuvre d’art d’un brillant artiste. C’est le cas de Delicate Arche, une grimpette de 5km permet de l’atteindre et une fois à ses côtés,

on est envouté par le spectacle. On attendra courageusement le coucher de soleil dans un vent glacial, mais on ne regrettera pas notre patience.

Mardi 11, je souffle ma 39ème bougie dans un resto de Moab, pas excellent, mais bon on est aux USA, il ne faut pas être trop difficile !

Mercredi 12, nous entrons dans Canyonlands.

Rencontre entre le Colorado et la Green river qui ont façonnés un paysage au dénivelé fascinant.

Il y a véritablement 3 étages,

Island in the Sky tout en haut,

puis le plateau du White Rim 800m plus bas et enfin les lits des 2 rivières encore plus bas.

La vue la plus spectaculaire se trouve au Dead Horse Point.

C’est dans ce décor qu’a été tourné une partie du film Thelma et Louise.

Vous l’aurez compris, on en a pris plein les yeux pendant ces 20 derniers jours et ce n’est pas fini, nous continuons la tournée des grands parcs et des espaces infinis. Nous n’avons pas beaucoup de contact avec les américains, nous attisons parfois leur curiosité, mais la conversation est souvent brève. Sinon le pays est vraiment très (trop ?) cadré et nous regrettons la liberté latine. Les enfants balbutient leurs premiers mots d’anglais et leur oreilles commencent à se faire au doux accent américain…
Nous profitons de cet article, pour saluer l’initiative de notre ancien colocataire aux US Stéphane Liard (auteur des quelques phrases ci-dessous) et pour remercier également Stéphane Poulat notre triathlète préféré de s’être prêté au jeu…
Et Oui, rien n’arrête le Meriguet Tour !
Ce week end Triathletor (Stephane Poulat) participait à une course à Sommières, avec comme annonceur le Meriguet Tour en grosses lettres sur son vélo.
Voici les photos exclusives avant la diffusion de la course sur Sport + en fin de mois (mercredi 26/05 à 16h15 et jeudi 27/05 à 09h30 et minuit).
Et devinez qui a gagné ? Notre champion bien sur !
Après 1km900 de natation, 90 km de vélo, 21 km de course à pied, le tout sous un puissant mistral, en seulement 4h 01 et plus de 6 minutes d’avance sur le 2eme.
A n’en pas douter, le Meriguet Tour lui a donné des ailes !!! (plus un petit peu d’entrainement je crois)
Un grand merci à Ingrid et Albert qui ont réalisé en un temps record les flocages. Sans eux, il aurait fallut utiliser du tippex ou un marqueur et ça aurait dommage, surtout pour le beau vélo (spéciale dédicace à Triathlétor !!).
Un autre grand merci au reporter Angie pour ses superbes photos.
A bientôt pour de nouvelles aventures et ENCORE BRAVO AU CHAMPION !
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